Szekspir zakazany w Turcji: Foreign playwrights banned in Turkey

Po zakazie upowszechniania w teatrze klasyki światowej Międzynarodowe Stowarzyszenie Krytyków Teatralnych wydało oświadczenie:

Statement from the International Association of Theatre Critics — November 2, 2016

Déclaration de l’Association internationale des critiques de théâtre — Le 2 novembre 2016

The IATC strongly condemns the recent ban imposed in Turkey upon the works of a few major classical playwrights. It has been revealed in the international media that State theatre companies are no longer allowed to produce shows based on plays by Shakespeare, Chekhov, Brecht and Dario Fo. At this moment, only Turkish plays are welcome.

Shortly before his recent death, Nobel Prize winner Dario Fo considered this ban a compliment: „To be barred with the Bard, he said, is like receiving a second Nobel Prize!”

As theatre critics, our aim is to promote the values of performing arts and to encourage their development through freedom of speech. Such censorship, manifesting itself through the decision to ban the theatrical writings of some of the brightest minds of all time, is a dangerous attempt to limit freedom of expression and therefore to deny fundamental human rights.

It is sad to learn that a great theatre country like Turkey, whose artists have given so much to the world since the Karageuz shadow theatre, is now deprived of classic plays from which its citizens, like all of us, still have a lot to learn today.

Margareta Sörenson, President

Michel Vaïs, Secretary General

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Pièces étrangères interdites en Turquie

L’AICT condamne vigoureusement la récente interdiction, en Turquie, des œuvres d’auteurs classiques parmi les plus importants. Des médias internationaux ont en effet révélé que les compagnies théâtrales nationales n’auront désormais plus le droit de présenter des pièces sur des textes de Shakespeare, de Tchekhov, de Brecht et de Dario Fo. À l’heure actuelle, elles ne pourront programmer que des œuvres d’auteurs turcs.

Tout récemment, peu avant de mourir, le lauréat du prix Nobel Dario Fo considérait cette interdiction comme un compliment : « Être barré comme le Barde, a-t-il déclaré, c’est comme recevoir un second prix Nobel ! »

En tant que critiques de théâtre, notre mission consiste à promouvoir les valeurs véhiculées par les arts du spectacle vivant et d’œuvrer à leur développement par la liberté d’expression. Une telle censure, qui s’exprime par la décision d’interdire les œuvres de certains des plus grands esprits de tous les temps, constitue une tentative dangereuse de limiter cette liberté d’expression et conséquemment de nier des droits humains fondamentaux.

Il est triste d’apprendre qu’un grand pays théâtral comme la Turquie, dont les artistes ont tant donné au monde depuis le théâtre d’ombre du karagueuz, se voit maintenant privé d’accès à des œuvres classiques dont ses citoyens, comme nous tous, avons encore beaucoup à apprendre aujourd’hui.

Margareta Sörenson, présidente

Michel Vaïs, secrétaire général

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